Combien de concurrents sur votre secteur ?…

Petite question du jour : vous êtes-vous posé la question de savoir combien il y a de concurrents sur votre secteur ?

Pour cela, vous disposez de deux possibilités.

Soit vous avez parfaitement défini votre secteur et vous le connaissez pour le pratiquer régulièrement et dans ce cas, il vous suffira de les compter.

Pour le cas des agences immobilières ayant pignon sur rue, cela ne pose aucun problème dans la mesure où elles sont visibles.

Pour le cas des mandataires en immobilier, c’est un peu plus compliqué, dans la mesure où ils n’ont justement pas pignon sur rue.

Personnellement, dans mon secteur, j’ai compté quelques agences immobilières, mais en vérité pas tant que ça. Une petite dizaine. Vous me direz ce n’est déjà pas mal. Bon. OK.

Mais ça, ça vaut pour un secteur bien défini.

Quand on sait que la plupart des professionnels de l’immobilier sont à peu près partout, pour avoir un chiffre plus global et forcément plus précis, il suffit de se référer aux pages jaunes et de consulter la liste des agences immobilières.

En ce qui me concerne, rien que sur Saint-Raphaël, il y en a une centaine.

Près de quatre-vingt sur Fréjus.

Sachant que dans une agence, la moyenne des effectifs est de trois collaborateurs (c’est une moyenne, car certaines ne comptent que leur dirigeant et d’autres disposent de plusieurs négociateurs) cela signifie que sur Saint-Raphaël et Fréjus réunis, il n’est pas faux de penser qu’il peut y avoir dans les trois cent cinquante négociateurs.

A ce chiffre déjà consistant, il faut rajouter le nombre des mandataires qui travaillent pour le compte de réseaux.

Tous les réseaux connus d’importance nationale quadrillent pratiquement tout le pays et partant de cette constatation, on peut raisonnablement penser que sur ces deux villes pré-citées, on devrait tourner sur à peu près autant de mandataires.

Soit près de 700 négociateurs et mandataires confondus, pour deux villes qui représentent grosso-modo, 85 000 habitants.

Or, le nombre de logements sur ces deux villes est d’un peu moins de 80 000. (dont près de 25 000 en résidences secondaires)

C’est à dire que si l’on devait partager le gâteau, on aurait à peu près 115 logements par négociateur ou mandataire.

Alors vous me direz, 115 logements pour chacun ça peut être intéressant, sauf que ça ne marche pas tout à fait comme ça, car il faut prendre en considération le taux de rotation des logements concernés.

Ce taux dépend forcément des secteurs, sachant que pour certains, il sera plus élevé (par exemple sur des secteurs fortement urbanisés et proches des bassins d’emplois) et que pour d’autres, il sera plus faible (par exemple dans des zones dédiées aux résidences secondaires), mais dans l’ensemble, on aura grosso-modo, un taux de cinq pour cent.

Il suffit tout simplement de s’adapter à ladite zone mais sans dépasser toutefois un certain seuil à partir duquel votre secteur va devenir quelque peu compliqué à gérer.

C’est le cas pour Fréjus / Saint-Raphaël.

Ce qui donnerait pour un panel de 115 logements, un potentiel de 6 logements par négociateur ou mandataire.

A partir de là, il y a ceux qui vont réaliser une douzaine de ventes annuelles et ceux qui n’en feront qu’une ou deux.

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Rien d’étonnant dans ces conditions qu’il y ait un turn-over aussi conséquent, aussi bien dans les réseaux de mandataires que dans les agences immobilières.

Et vous, avez-vous fait le décompte de vos concurrents et de la part du gâteau qui pourrait vous revenir ?

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